Les raisons à cette hausse continuelle des prix sont multiples.
Le séisme survenu au Chili en février dernier a touché une grosse usine de production de pâte à papier, occasionnant la fermeture temporaire de ses installations.
Dans le même temps, un très gros producteur européen de pâte à papier a décidé d’intégrer sa propre chaîne de production de papier et, par conséquent, ne vend plus non plus de pâte à papier.
La pâte à papier devient donc de plus en plus rare sur le marché et cet amenuisement entraîne inéluctablement la hausse des prix de cette matière première. Les usines de production de papier en pâtissent, et amorcent alors une réduction du nombre de leurs installations (comme par exemple le distributeur espagnol Torraspapel, contraint de fermer 2 de ses 9 usines, fin 2009).
À ces raisons l’on pourra également ajouter la multiplication des grèves de dockers en Europe du Nord qui retardent l’approvisionnement en pâte à papier et en bois, la hausse de la demande venue de Chine, ou encore l’accord des papetiers sur l’augmentation simultanée des prix du papier.
Les imprimeurs ont les mains liées.
Cette hausse continuelle des prix du papier amène peu à peu les papetiers à réduire leurs en-cours vis-à-vis des imprimeurs, leurs laissant de ce fait moins de marge de manœuvre.


